Le red center
Nous voici, avec le commencement de ce récit, en direction du Red Center, le centre de l'Australie. La route, comme dans beaucoup d'autres zones du pays, est désertique, longue, droite et à perte de vue. Sans l'agrément des ondes (on oublie ça pogner une station de radio!) Julie et moi, nous nous sommes amusées à chanter. Julie, une vraie magna de la chanson grâce à son enfance et au répertoire impressionnant de sa maman, a mis au défi Josianne de lui en trouver une qu'elle sait jusqu'au bout. C'est ainsi que Julie a dû endurer au moins 2 heures de tounes à moitié changées et non-terminées. Après une lutte un peu acharnée de « J'te jure c'est ça les paroles » et de « Non, Jo, t'as pas raison », il a fallu se rendre à l'évidence : Jo ne connaît aucune chanson complètement et Julie en est découragée!
Ohhh, on s'est aussi obstinées sur les paroles de « Trois p'tits chats », Josianne trouvant que la chanson de Julie est un peu trop longue et suspectant qu'elle a dû être modifiée par sa ville d'origine! On sait bien... les gens de Québec....;) On verra bien qui a raison!
Poursuivant notre chemin, nous croisons enfin une ville : Tennant Creek! Peuplée d'une grande majorité d'aborigènes arpentant les rues à longueur de journées, la ville, bien qu'elle fait un peu peur, est un véritable oasis désertique. Nous y avons fait le plein d'essence puis nous sommes passées à l'épicerie. Enfin, nous sommes allées au visitor center où nous avons trouvé de l'eau potable et du Wi-fi! Wow, ça c'est un must! Julie est donc partie à la source d'eau pour remplir notre bidon de 10 L à moitié vide quand elle s'est fait avertir par le patron de la place qu'elle n'avait pas le droit et que la fontaine n'était que pour les petites bouteilles! Pauvre monsieur! Il ne connaît pas Julie, ça c'est certain! Josianne s'est donc bidonnée pendant 30 minutes à voir cette dernière faire des allers-retours entre l'auto et la fontaine, remplissant le bidon à l'aide de notre « petite » bouteille d'un litre!!!!! Un autre employé, voyant le manège de Julie fut mort de rire et, incapable de la sermonner, lui a fait un signe du coin de l’œil signifiant : « t'es une petite vite toi!!! ». Tk, qu'elle ait été vite, arrogante ou très très obéissante, nous l'avons eu notre eau potable, même si ça a pris un peu plus de temps! On a pas trop compris les raisons du patron, mais une chose est sûre, on a obéit et pas à peu près!!!!! lolll
Toujours dans la thématique liquide, nous avions décidé de nous acheter un vinier pour nos soirées désertiques. Quelle ne fut pas notre surprise de se butter à des portes fermées! Et oui... dans le territoire du Nord, on ouvre très tard les liquor store. Bien assez vite, en a compris que les autorités espèrent ainsi restreindre l'accès à l'alcool aux aborigènes afin que ceux-ci ne commencent pas à boire trop tôt dans la journée. Et, quant à nous, ils font bien!!! C'est vraiment triste de se promener dans les villes et de voir nombre d'entre eux s'époumoner, se gueuler par la tête et s'invectiver. Nous avons été un peu saisies de croiser autant sinon plus de polices dans cette ville et dans le territoire du Nord que sur la totalité de nos 30 000 km! Bref, de la police, en veux-tu, en v'la! On attend donc leur ouverture à 15h. On entre dans un liquor store pour acheter un vinier de 2 litres réfrigéré pour se faire revirer de bord par le tenancier de la place : On a pas le droit d'acheter un vinier avant 16h!!! Quoi?!!!! Bon, ok, on va acheter 2 bouteilles alors... Oh!!!! On se retourne et on voit le même homme (qui semble se bidonner dans sa tête), nous faire « non, non » du doigt... On peut pas acheter du vin non plus????!!! Bin là, coudonc! Qu'est-ce qu'on peut acheter d'abord qu'on lui demande exaspérées!!!!!! Et le voilà qui nous demande si on est au camping du coin ou si on ne fait que passer. Totalement surprises et étonnées de l'enquête en cours nous concernant, on balbutie qu'on est au camping (alors que ce n'est pas pentoute le cas!!!) Ouppppssss mauvaise réponse... On ne peut pas acheter de vin! Quoi! Non, mais tu nous niaises là?!!!! On a ti l'air à des aborigènes?!!!! On est pas foncées pentoute, on brille même dans le noir à la pleine lune! Non, sans farce, on peux-tu acheter une bouteille? Bin non! On est donc reparties bredouille et avons repris la route encore hallucinées de l'expérience!!! Ah oui!!! Ça c'était sans parler une aborigène croisée à tous les liquors store... Bin oui, sont pas fous... ils font le tour de chacun des magasins y achetant leur quotas journaliers et comme ils peuvent commencer à boire à seulement 15h, bin sont comme pas mal saouls de la veille à 9 hre le matin!!!... Ça fait peur.... Vite, quittons cet endroit et allons célébrer notre galon d'eau!
1-Parcelle de route vers Alice Spring 2-Feu de camp en chemin 3-mcx de bois qui nous a fait penser à un serpent 4-Avertissement qu'une grnouille vie dans les toilettes 5-Voici une cuisse de cette dit grenouille dans les toilettes
Poursuivant notre route, nous avons croisé les Devil's Marble, ces roches rondes impressionnantes empilées les unes sur les autres! Certaines de celles-ci ont carrément été coupées en deux, comme si un coup de couteau du divin avait décidé de leur sort. La coupure est nette et c'est assez impressionnant. Vraiment superbe et presque mythique! On s'est promenées à travers le dédales de celles-ci et avons escaladé certaines d'entre elles pour s'offrir un panorama unique en buvant notre café du matin! Quelle belle matinée ce fut. En plus, à notre retour à l'auto, nous étions attendues par un dingo sauvage, couchée de l'autre côté de la route. Bien qu'amaigri, il était superbe sur ce fond de décor sablonneux et montagneux. Décidément, ces loups roux ont des yeux attendrissant et expressifs.
Nous voilà maintenant rendu à Uluru pour y voir la très majestueuse Ayer's Rock, cette fameuse et immense roche emblématique de l'Australie! Après avoir souffert de la chaleur intense, nous étions fébriles à l'idée de pouvoir dormir habillées sans suer toute l'eau de notre corps! Tout ce que l'on demandait, c'était une température vivable de jour, des nuits fraîches, un ciel dégagé et un soleil plombant. C'est qu'Ayer's Rock, on doit la voir du matin très tôt, avant le lever du soleil jusqu'à la fin de la journée question d'apprécier les plus infimes nuances changeante des couleurs de la roche. Ce fut presque entièrement accordé. Presque parce-que nos nuits ne furent pas fraîches, mais plutôt glaciales, à un tel point que Julie et moi avons dû valser toutes les nuits pour trouver une façon de combiner notre chaleur! Même malgré nos tuques, nos combines, notre sleeping bag, notre couverture supplémentaire et notre chaleur combinée, nous avons passé toutes nos nuits frigorifiées... Nous avons donc très peu dormies. Presque aussi, parce-que, à notre immense désarroi, les trois seules journées où il ne fit pas beau au centre de l'Australie, ce fut les 3 journées où nous avons été là! Et oui... malgré notre patience, nos prières et nos incantations (ok... non, on pas été jusque là...), le soleil s'est rarement pointé le bout du nez de sorte que nous avons admiré Ayer's Rock sous un ciel plus nuageux qu'ensoleillé.
Malgré cette température décidément capricieuse pendant notre séjour, nous avons tout de même pu apprécier toute la splendeur et le prestige de cette majestueuse. C'est impressionnant. Ce n'est qu'une roche, mais c'est toute une roche! Notre escapade dans le red center nous a également permis de découvrir tout près, la formation rocheuse Kata Tjuta. Nous avons fait une randonnée 6 km serpentant à l'intérieur de celle-ci et avons ainsi pu admirer toute la beauté et le charme des immenses murs rocheux de couleur orangée. Vraiment sublime.
Décidément, c'est vraiment beaucoup de kilométrage pour arriver jusqu'au centre de ce pays, mais juste pour voir s'élever souverainement ces deux majestueuses, cela vaut mille fois toute la route désertique parcourue! C'est un attrait très, extrêmement touristique et contrairement à certaines déceptions auxquelles nous avons été habituées ici, nos souvenirs de cet endroit unique seront incontestablement indélébiles!
Uluru ne restera toutefois pas un souvenir unique pour cette seule raison. En effet, deux autres raisons nous rappellent notre passage là-bas. La première, peu réjouissante, s'est passée lors de notre départ, à quelque kilomètres de la sortie du parc. C'est là, sur le talus du bas-côté de la route que nous avons vu cette auto pratiquement identique à la nôtre à l'exception de son année de construction, juchée à l'envers et démolie à la suite d'un dérapage qui a nul doute été terrible. Le soir d'avant, deux dames qui campaient à proximité de notre emplacement, nous avait jasé et s'était montrées très navrées d'avoir été dépassées, un peu plus tôt au courant de la journée par deux jeunes filles dans une auto blanche... La conductrice, un pied à l'extérieur, roulait somme toute assez vite et la musique tambourinait à tout vent. Quelle ne fut pas leur stupeur de passer quelque 100 km plus loin et près d'une heure plus tard devant ladite auto détruite sous l'impact d'un spectaculaire accident. Nous racontant le tout, on ne pouvait s'imaginer la scène. Julie et moi, nous nous sommes arrêtées sur les lieux de l'accident et nous avons été troublées devant cette scène de désolation inimaginable et récente (trop récente) exposant les vestiges d'un voyage abruptement interrompu. Nous avons toujours été prudentes et cette image est restée gravée dans notre mémoire nous rappelant qu'on peut s'amuser et apprécier les plaisirs de la route en restant prudente et en faisant preuve de diligence.
1 à 4 la fameuse Ayer's Rock 5 à 11 les Kata Tjuta que Josianne a particulièrement aimé 12-Un Noisy Miner qui nous a rendu visite 13-Le capotage des filles
La deuxième raison pour laquelle Uluru restera une expérience unique, fut notre rencontre ainsi que notre cohabitation non-souhaitée et forcée avec la faune australienne. Comme nous le mentionnions un peu plus tôt, nous avions trouvé un petit endroit dans le bush, isolé de quelque 500 mètres de la grande route. Lors de notre passage dans cette zone, nous avons agrémenté nos soirées avec un feu alimenté grâce à nos recherches et à nos récoltes de bois mort autour de nous. L'une de ces journées, Julie et moi, sommes donc parties à la recherche de bois lorsque nous sommes tombées sur un nid de termites en devenir. L'endroit grouillait de termites ouvrières à l'aspect peu ragoûtant (transparent, orangé et luisant).... Finalement, les termites, ont les aime mieux bien cachés et totalement invisibles dans leur nid!!! Un peu plus loin, on soulève une branche et un énorme mille-pattes écoeuramment long et « speedé » se tortille et quitte les lieux précipitamment arrachant un cri de terreur et de surprise à Josianne. La récolte du reste du bois a d'ailleurs été très éprouvante, maintenant trop conscientes de ce qui fourmille autour de nous... Nous n'étions toutefois pas au bout de notre peine... En effet, au courant de la soirée, les fameux mille-pattes se sont amusées à effrayer Josianne qui s'est alors avouée complètement terrorisée par ces bestioles (Julie devait lui tenir le bras pour faire le 2 mètres menant à la voiture, le sol ayant bien évidemment fait l'objet d'une inspection minutieuse avec notre flashlight préalable à tout déplacement. Puis un peu plus tard, alors que nous jasions tranquillement autour du feu, ce fut au tour d'une araignée, mais alors là une immense araignée poilue, velue avec des pinces astronomiquement longues de se pointer le nez! Cette dernière se met à « squatter » le 2 mètres carrés où nous sommes!!! Une fois la terreur passée et notre réflexe de se jucher sur nos chaises on se dit qu'il faut photographier ça, car personne ne nous croira! Sérieux, des araignées grosse de même, y a que dans les zoo qu'on voit ça et dans des aquariums vitrés merci!!!!!! Afin de tenter de vous faire vivre ce moment voici un court extrait de notre interaction :
Julie : « Spot-là Jo et perd-là pas de vue, je vais chercher mon appareil-photo »
Jo (mortifiée): « Pas besoin de préciser Julie! Aucun danger que je la perde de vue!!!!! »
Julie revenant avec son appareil : « Ok, est où? »
Jo : « Est là... juste là... »
Julie prend donc des photos tout en s'assurant de rester à une distance raisonnablement prudente de LA « chose »
Jo : « Julie... faudrait voir la grosseur... Mettons notre pied à côté... »
Julie, ayant de la misère à prendre la photo : « Approche-toi Jo. Je ne suis pas capable de la prendre, elle bouge trop vite et ton pied n'est pas assez près... »
Jo : « Sans joke?!!!! Ok... là mon pied est assez proche... Prends là, la bonyenne de photo que je me tasse de là au plus $ »/%$/$%?&$?%*$ »
C'est ainsi qu'on a finalement terminé notre soirée en faisant notre toilette. Jamais notre brossage de dents n'a été fait sous l’œil aussi attentif de l'autre prenant soins de surveiller le sol autour de nous!!! Et là, on ne vous parle même pas de nos sorties nocturnes pour le pipi... My god... éprouvant vous dites?!!
Le lendemain, nous nous trouvons dans une boutique souvenir. Julie, feuilletant les livres, dont un sur les espèces d'Australie, accoure trouver Jo :
Julie (estomaquée et éberluée) : « Check ça Jo!!!! C'est notre araignée d'hier... »
Jo, un peu désintéressée jette un rapide coup d'oeil : « ahhhhhh... super..... »
Julie : « Jo... regarde... C'est indiqué qu'elle est venimeuse! »
Jo : « ah bin oui toi!!.... »
Julie, continuant la consultation de la page se met à lire à voix haute : « C'est marqué venimeuse... et un peu plus bas, c'est indiqué : Premiers soins : Il n'y a pas de premiers soins!!!!! »
Jo et Julie à l'unisson : « Quoi?????!!!!!!!!!!!!!! arrrrrgggggggghhhhhhhhh »
On quitte donc la boutique, traumatisées d'avoir mis notre pied aussi proche de cette araignée pour le seul et unique but d'en montrer la grosseur!!!!!! Sérieux, on est prudentes sur la route, mais là, avec le recul et les nouvelles informations qu'on sait, on se demande si on n'a pas quelque peu manqué de jugeote!!!!!
Nous reprenons donc la route (désertique) pour retourner dormir une dernière fois à notre spot! En chemin, Julie, s'exclame :
Julie : « Jooooo, check ça. Vite!!!! Vite!!! Regarde!!!!! Y a un serpent en plein milieu des deux voies!!!!!! »
Jo : « Y est mort Julie...! »
Julie : « Non, y é pas mort pentoute! Y bouge! »
Julie ralentit alors pour permettre à Jo de regarder plus attentivement...
Jo : « Ah! Bin oui! T'as raison! Y bouge! »
Jo : « On va aller le tasser avec une branche... »
Julie : « Eeeeeeee non madame!! TU vas aller le tasser avec une branche si ça te tente! Moi je reste dans l'auto! »
Jo devenant soudainement moins brave: « Ouin... j'sais pu trop là... »
On se stationne donc sur le bas-côté, observant le reptile glisser tranquillement, traverser la moitié de la route et passer devant nous. On redémarre alors et on avance de quelques mètres pour prendre un dernier cliché quand ledit serpent retourne la tête à toute vitesse et se met à nous cracher dessus et à siffler en notre direction...
Jo : « Démarre Julie!!! Pèse sur la pédale!!!!!!! Y nous crache dessus, pis il a pas l'air content pentoute d'être pris en photo!!!!! »
Le lendemain, on se retrouve à nouveau dans une boutique souvenir (on aime ça nous... n'est-ce pas Gen???!!! Tu sais pas ce qui t'attend hihihihihi ;) C'est ainsi que Julie a pu retrouver ledit serpent dans un livre... Un python à tête rouge tout à fait et entièrement venimeux! Super! Coudonc! Ces temps-ci, on les attire!!!! C'est donc là-dessus que s'est terminé notre visite du Red Center... Nous avons donc repris la route en direction de King Canyon...
1-On se repose 2-Un milipède 3 et 4 un pyton à tête rouge 5-encore les mouches 6 et 7 la grosse araignée
Celui-ci est un magnifique Canyon et nous avons fait une longue marche au-dessus de ce dernier à même les bords escarpés plongeant dans le vide. Nous avons vraiment apprécié notre « hike », très différente du Grand Canyon aux États-Unis où on se sent davantage spectateur que découvreur... Là, on a réellement marché sur le canyon, en en explorant les moindre recoins, autant les oasis de ses profondeurs que l'immensité de l'espace à quelques centimètres de la falaise... Pour de nombreux touristes, ce canyon représente davantage une merveille qu'Uluru et nous ne sommes pas loin d'en faire partie!
Revenons maintenant à nos interminables routes et à nos tentatives d'égaiement de celles-ci!
Dans ces interminables routes, nous continuons donc à apprivoiser le silence et profitons également de ce temps pour enrichir nos connaissances de la vie sociale, surtout Julie et sa science des tatas! Conduisant pratiquement tout le temps, celle-ci affine ses plus innombrables et insoupçonnées théories des conducteurs qui se croisent. Ainsi, selon elle, l'État de l'Ouest est celui où les conducteurs sont les plus sociables et les plus « salueux ». Quant au territoire du Nord, Julie a depuis longtemps édicté que ceux-ci sont bêtes! Elle avait donc cessé de saluer les voitures croisées. Mais ce matin, voilà que notre doctoresse en la matière est revenue à la charge avec une science des plus affinée. C'est ainsi que Josianne a eu droit à une leçon privée : Selon Julie, il faut certains critères précis pour avoir des « tatas ». Si c'est une femme qui conduit, ça s'arrête là, elles sont bêtes comme leur 2 pieds et antisociales. Il faut donc que ce soit un homme au volant (pas un papi), tirant une caravane (rien d'autres) et d'un certain âge. S'il manque ne serait-ce que l'un de ces éléments, ça ne marchera pas! Depuis que les bases de cette théorie ont été établies ce matin par Julie, Josianne a maintenant droit à la validation de cette dernière à chaque auto croisée!!!!! Et vous savez quoi?! Et bien elle à tout à fait raison, ce qui fait dire à Julie qu'elle économisera maintenant ses efforts pour les offrir uniquement aux élus méritant! Quant à moi, je suis assise à l'arrière et je me bidonne de voir Julie scanner ceux qui se pointent à l'horizon! Faut s'amuser quoi! La route est si interminablement longue. Y a des highway qui sont belles, mais d'autres sont pires qu'entre Montréal et Québec! Au moins, de temps en temps, on peut voir de quoi d'autres que des nids de termites... Comme ces vaches sauvages (y appellent ça des « stock animals » entrain de pourrir sur le bord de la route (et ça sent à des milles à la ronde tout dépendamment du stade de décomposition où elles en sont), ces serpents éffouarés sur la route ou comme ce restant de jambe arrière d'un kangourou qui fait le festin d'immenses corbeilles noires et vautours. Pas que cela nous réjouisse, bien au contraire... Mais quand y a ça, ça nous sort un peu de notre torpeur de l'automatisme obnubilant de la route!
Cessons de parler de bestioles mortes pour vous raconter un moment sublime que nous avons vécu ce matin. À notre levée, dans un immense champs, il ventait vraiment beaucoup. Nous avons alors choisi de faire bouillir l'eau du café dans l'auto. Assises à l'abri du vent, nous regardions l'horizon devant nous quand des tonnes de petits oiseaux se sont mis à valser dans les airs. Formant d'immenses nuées (nous n'en n'avions jamais vu d'aussi impressionnantes), celles-ci se mouvaient dans les airs, bifurquant tous ensemble à gauche, à droite, plongeant ou se redressant à la manière de banc de sardine. Le tout, si fluide et si synchronisé que les figures de styles se succédaient à un rythme délicieux. Vous ne verrez pas de photos de ce doux moments puisque nous ne sommes pas arrivées à le capter. Nous avons toutefois filmé le tout et sommes enthousiasmes à l'idée de revoir ce moment magique.
Et pour finir ce récit, voilà deux courts extraits de nos discussions parfois incongrues lors de courts passages dans des bourgades minuscules:
Julie : « Heille check ça Jo, y a un parc à vin... »
Julie : « Ahhh.... nonnn, s'cuse-moi, c'est pas un parc à vin, c'est un Van park »
Julie et Jo : ahhhhhhh ...
Jo, quelques minutes plus tard : « Julie... J'pense qu'on est dû pour s'acheter un nouveau vinier. Tu crois pas?!!! lolll »
Dans une municipalité de 2 000 habitants aux rues vraiment, mais alors là vraiment désertes (on dirait une ville fantôme, nous tombons subitement et au hasard sur une dizaine d'auto rassemblées en bordure d'une rue avec un petit attroupement :
Julie : ahhhh c'est là qui sont cachés!
Jo : « Bin oui toé!! C'qui font là à 9h45 du matin?!!»
Julie : « Sais pas!!!! »
Revenons maintenant à nos interminables routes et à nos tentatives d'égaiement de celles-ci!
Dans ces interminables routes, nous continuons donc à apprivoiser le silence et profitons également de ce temps pour enrichir nos connaissances de la vie sociale, surtout Julie et sa science des tatas! Conduisant pratiquement tout le temps, celle-ci affine ses plus innombrables et insoupçonnées théories des conducteurs qui se croisent. Ainsi, selon elle, l'État de l'Ouest est celui où les conducteurs sont les plus sociables et les plus « salueux ». Quant au territoire du Nord, Julie a depuis longtemps édicté que ceux-ci sont bêtes! Elle avait donc cessé de saluer les voitures croisées. Mais ce matin, voilà que notre doctoresse en la matière est revenue à la charge avec une science des plus affinée. C'est ainsi que Josianne a eu droit à une leçon privée : Selon Julie, il faut certains critères précis pour avoir des « tatas ». Si c'est une femme qui conduit, ça s'arrête là, elles sont bêtes comme leur 2 pieds et antisociales. Il faut donc que ce soit un homme au volant (pas un papi), tirant une caravane (rien d'autres) et d'un certain âge. S'il manque ne serait-ce que l'un de ces éléments, ça ne marchera pas! Depuis que les bases de cette théorie ont été établies ce matin par Julie, Josianne a maintenant droit à la validation de cette dernière à chaque auto croisée!!!!! Et vous savez quoi?! Et bien elle à tout à fait raison, ce qui fait dire à Julie qu'elle économisera maintenant ses efforts pour les offrir uniquement aux élus méritant! Quant à moi, je suis assise à l'arrière et je me bidonne de voir Julie scanner ceux qui se pointent à l'horizon! Faut s'amuser quoi! La route est si interminablement longue. Y a des highway qui sont belles, mais d'autres sont pires qu'entre Montréal et Québec! Au moins, de temps en temps, on peut voir de quoi d'autres que des nids de termites... Comme ces vaches sauvages (y appellent ça des « stock animals » entrain de pourrir sur le bord de la route (et ça sent à des milles à la ronde tout dépendamment du stade de décomposition où elles en sont), ces serpents éffouarés sur la route ou comme ce restant de jambe arrière d'un kangourou qui fait le festin d'immenses corbeilles noires et vautours. Pas que cela nous réjouisse, bien au contraire... Mais quand y a ça, ça nous sort un peu de notre torpeur de l'automatisme obnubilant de la route!
Cessons de parler de bestioles mortes pour vous raconter un moment sublime que nous avons vécu ce matin. À notre levée, dans un immense champs, il ventait vraiment beaucoup. Nous avons alors choisi de faire bouillir l'eau du café dans l'auto. Assises à l'abri du vent, nous regardions l'horizon devant nous quand des tonnes de petits oiseaux se sont mis à valser dans les airs. Formant d'immenses nuées (nous n'en n'avions jamais vu d'aussi impressionnantes), celles-ci se mouvaient dans les airs, bifurquant tous ensemble à gauche, à droite, plongeant ou se redressant à la manière de banc de sardine. Le tout, si fluide et si synchronisé que les figures de styles se succédaient à un rythme délicieux. Vous ne verrez pas de photos de ce doux moments puisque nous ne sommes pas arrivées à le capter. Nous avons toutefois filmé le tout et sommes enthousiasmes à l'idée de revoir ce moment magique.
Et pour finir ce récit, voilà deux courts extraits de nos discussions parfois incongrues lors de courts passages dans des bourgades minuscules:
Julie : « Heille check ça Jo, y a un parc à vin... »
Julie : « Ahhh.... nonnn, s'cuse-moi, c'est pas un parc à vin, c'est un Van park »
Julie et Jo : ahhhhhhh ...
Dans une municipalité identifié comme fièrement avoir 2 000 habitants aux rues vraiment, mais alors là vraiment désertes (on dirait une ville fantôme, nous tombons subitement et au hasard sur une dizaine d'auto rassemblées en bordure d'une rue avec un petit attroupement :
Julie : ahhhh c'est là qui sont cachés!
Jo : « Bin oui toé!! C'qui font là à 9h45 du matin?!!»
Julie : « Sais pas!!!! »







